Die-in contre la tarification des services publics
Action du 4 octobre 2012 devant le Tour de la bourse à Montréal.
Le 4 septembre dernier, le Québec a peut-être réalisé un pas en avant en se débarrassant d’un parti qui a accéléré le virage néolibéral, synonyme de pauvreté, de précarité et d’exclusion pour la majorité d’entre nous. Les élections ont aussi sonné le glas de son chef, figure de proue de mesures antisociales et anti-démocratiques rarement vues dans les dernières décennies.
Si le Parti Québécois, à la tête d’un gouvernement minoritaire, s’est engagé à répondre favorablement à certaines revendications portées par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, c’est en grande partie grâce à la mobilisation étudiante et populaire des derniers mois. Ainsi, la conjoncture démontre plus que jamais que l’action collective et la mobilisation demeurent les moyens privilégiés pour obtenir des changements sociaux.
En ce sens, la lutte à la privatisation et la tarification des services publics ne se sont pas arrêtées le 4 septembre dernier, loin de là. Les pressions sont fortes pour continuer à appliquer des mesures d’austérité qui ont pourtant échoué partout où elles ont été mises en œuvre.
Il existe une urgente nécessité de mettre en œuvre un partage plus équitable de la richesse et de bloquer les mesures d’austérité. Or, ces changements vers une société plus équitable et solidaire ne tomberont pas du ciel. C’est pourquoi le 4 octobre prochain, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics appelle l’ensemble des citoyens et des citoyennes du Québec à se faire entendre partout au Québec et à être visibles.
D’ailleurs, parmi ceux et celles qui ignorent toujours la collectivité et les gens qui y vivent, les grandes banques canadiennes font office de premières de classe. Toujours promptes à crier au loup de l’austérité et à réclamer l’abolition des mécanismes de redistribution de la richesse, les institutions financières aiment moins qu’on braque la loupe sur leurs profits. Des profits qui, en pleine période d’incertitude économique, ont cru de 45 % par rapport à l’an dernier. 8 milliards de profits cumulés pour les 6 principales institutions financières… seulement pour le dernier trimestre!!!
Pendant qu’on demande aux étudiants, aux familles de la classe moyenne et aux moins favorisés de faire leur juste part, que font les banques??? Font-elles leur juste part? Sont-elles prêtes à contribuer minimalement en rétablissant la taxe sur le capital des entreprises financières? La farce a assez duré : les banques doivent faire leur juste part!!!

